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DES BOURREAUX À SAINT-SYMPHORIENAUX XVIIe et XVIIIe SIÈCLES : LA FAMILLE BERGER

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Résumé de la conférence organisée la commission Culture et Patrimoine

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Aux XVIIe et XVIIIe siècles, et sur quatre générations, la famille Berger a constitué une dynastie de bourreaux. Ils étaient « exécuteurs des sentences criminelles » de Tours, mais habitaient à Saint-Symphorien, dans la rue du Chaudron, actuelle rue de l’Ermitage.

Dans le métier, on distinguait les « basses œuvres » pratiquées au niveau du sol et sans donner la mort (exposition au carcan, au pilori, peine du fouet, marque au fer rouge, amputation…), de « hautes œuvres » réalisées sur un échafaud, et impliquant la mise à mort du condamné (pendaison, décapitation, roue, chaudron d’huile bouillante…)

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Ils pratiquaient aussi, pour extorquer des aveux, le supplice des brodequins, de l’eau, de l’estrapade…

Enfin, lorsque des exécutions capitales avaient eu lieu, les corps étaient exposés aux « fourches patibulaires ». Jusqu’à maintenant on situait cet endroit à Saint-Pierre-des-Corps, mais certains indices prouvent que des lieux similaires existaient aussi à Saint-Symphorien.

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Le bourreau touchait une rétribution pour chaque « œuvre ». Le « droit de havage », prélèvement sur chaque marchandise exposée au marché, lui permettait d’augmenter ses revenus. L’homme se faisait aussi « guérisseur » et proposait parfois des poudres de crâne humain ou de petits pots de graisse…

Mais la vie n’était pas facile pour les Berger : la mortalité infantile était très importante, l’ostracisme de la population entraînait un fonctionnement familial endogamique, c’est-à-dire entre soi, et l’instruction était souvent refusée aux enfants de bourreaux.

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Le dernier Berger exercera à Tours jusqu’en septembre 1768. La profession perdurera jusqu’à 1977 qui verra le dernier guillotiné dans la ville de Marseille. La peine de mort sera abolie en 1981, il y a 40 ans.

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Anne GIRAUD

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