Article de la Nouvelle République du Mercredi 29 juillet 2020

Vivre ensemble à Sainte-Radegonde commémore la paix

article de la Nouvelle République du 16 novembre 2018

Le comité́ de quartier “ Vivre ensemble à Sainte-Radegonde ” a souhaité donner de l’ampleur à la commémoration du centenaire de l’Armistice avec une exposition riche en témoignages présentée à la salle des Fêtes. Pendant deux jours, la population a pu avoir accès à des documents exceptionnels et à des objets sources d’émotion, comme cette montre déchiquetée retrouvée sur un poilu tué par un éclat d’obus.

 

Michel Hentry, président du comité de quartier, y retraçait, en treize tableaux, le parcours militaire des 26 soldats de Sainte-Radegonde morts pour la France. « Toute la population a fait preuve d’un patriotisme exemplaire, avec un idéal de fraternité́, de paix et de liberté́ » résume-t-il. La Société́ archéologique de Touraine se penchait sur Maurice Legeay, mécanicien d’aviation et les élèves de Marmoutier avait préparé́ un travail autour de l’un des principaux hôpitaux militaires de Tours qu’était Marmoutier à l’époque.

Marie-France Mahajoub, présidente de l’association Pitrichacha, avait choisi d’évoquer le rôle des femmes pendant cette période, en insistant sur ses répercussions quant à l’évolution féminine. En tant que membre de Soroptimist, elle a présenté́ le parcours de Suzanne Noël, pionnière de la chirurgie réparatrice qui soigna nombre de “ Gueules Cassées ” de 1914 à 1918 et qui fut à l’origine de la création de cette association.

La cérémonie du souvenir du dimanche a réuni les élus autour du maire Christophe Bouchet. Plus de 350 personnes se sont alors pressées dans cette petite salle, enchantées par le chant des élèves des écoles Marmoutier, Camus Maurois et Romain Rolland “ Enfants de la Paix ”. 

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Il y a 50 ans naissait Tours Nord 

(Source Nouvelle République du 31 mai 2014)

C’est officiellement le 1 er juin 1964 que les communes de Saint-Symphorien et Sainte-Radegonde ont cessé́ d’exister et se sont fondues dans la ville de Tours : En 1959, quand Jean Royer est élu pour la première fois maire de Tours, la ville, coincée entre Loire et Cher, est bien à l'étroit dans ses frontières. Pour une commune de cette importance (83.618 habitants en 1954, 92.944 en 1962), le territoire communal est, proportionnellement, tout petit. 

L'équation est simple : d'un côté, Tours, avec sa densité́ urbaine, peut facilement obtenir des crédits pour son développement, mais ne dispose pas de la place nécessaire. De l'autre, Saint-Symphorien et Sainte-Radegonde, à l'inverse, disposent d'énormes réserves foncières, sans moyens pour les aménager. Le dernier maire de Sainte-Radegonde, Jean Le Reste, témoignait il y a une trentaine d'années : « Nous n'avions ni éclairage public ni assainissement, tout était à faire, et il aurait fallu des années pour effectuer toutes ces réalisations. » Il estimait, en 1959, à 1 milliard de francs le montant des travaux qui auraient dû être entrepris sur sa commune, alors que le budget avoisinait les 100 millions.
Les élus des trois communes, Jean Royer pour Tours, Jean Le Reste pour Sainte-Radegonde et Louis Jouhanneau pour Saint-Symphorien, en viennent donc, tout naturellement, à envisager la fusion. Des études techniques sont réalisées, et le projet est finalement présenté́ à la population lors de réunions publiques. 

Mais pour les habitants, à l'époque, vivre à Saint-Symphorien ou à Sainte-Radegonde, c'était retrouver le calme d'un village et la proximité́ de la nature après avoir passé́ sa journée de travail en ville, de l'autre côté de la Loire. De plus, le prix des terrains était très avantageux. Et puis, on a son identité́. On habite Saint-Symph' ou Sainte-Rad', et on "descend" à Tours pour faire les magasins, une fois de temps en temps (pas plus) le samedi après-midi. On comprend donc aisément que certains n'aient pas vu, à l'époque, cette fusion - absorption d'un bon œil. Mais au bout du compte, les choses se règleront en un mois, entre le 30 avril et le 1 er juin 1964. Bienvenue à Tours-Nord ! 

La fusion en quelques dates : Une fois le projet monté et présenté́ à la population, il fallait que les conseils municipaux des trois communes concernées votent pour que la fusion puisse être officialisée. 

  • 30 avril 1964. Sainte-Radegonde vote en premier. Le maire, Jean Le Reste, l'assure : « Les traditions locales seront maintenues, ainsi que la mairie, le personnel, l'état civil, les cérémonies patriotiques, l'aide aux anciens... » Résultat : 14 voix pour et 2 contre. 

  • 9 mai 1964. A Saint-Symphorien, malgré́ les assurances données par le maire, Louis Jouhanneau, les débats sont houleux. M. Besnard, conseiller municipal, lance : « C'est une honte, nous, les paysans, on vient tout nous prendre. On votera non ! » Au final, 12 conseillers voteront pour le rattachement, 6 contre. 

  • 19 mai 1964. Le conseil municipal de Tours vote, à l'unanimité́, le rattachement des deux communes du nord de la Loire. Le protocole est signé par les trois maires à l'hôtel de ville.

  • 1 erjuin 1964. La fusion est effective. Officiellement, Saint-Symphorien et Sainte-Radegonde deviennent des quartiers de Tours, regroupés sous l'appellation géographique Tours-Nord. 

  • 14 et 21 juin 1964. La question de la fusion de Saint-Cyr avec Tours est à son tour posée, à la faveur d'élections municipales complémentaires dans cette commune. Finalement, c'est la liste opposée à ce rapprochement qui l'emporte, et l'histoire s'arrête là.

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Les charmes du plateau

Source Nouvelle République du 31 mai 2014

Le plateau de Saint-Symphorien et Sainte-Radegonde fut primitivement défriché́ par les moines de Marmoutier : on leur doit notamment la naissance de fermes comme Saint-Barthélemy, La Chambrerie, Le Colombier, Champ-Chardon, Monsoudun, La Milletière, dont les noms ont subsisté jusqu'à nos jours. Des champs, bordés de haies bocagères, des hameaux et des fermes isolées, voilà̀ à quoi a ressemblé, pendant des siècles, le plateau. Au milieu, quelques routes, dont la plus fréquentée était celle de Vendôme : elle descendait de la Petite Arche par le Pas Notre-Dame, tournait brusquement deux ou trois fois et arrivait, non sans peine, à la tête du pont, seule entrée de Tours par la rive droite. A part ça, un chemin descendait au faubourg par la vallée de Groizon, et c'était à peu près tout. C'est au XVIIIème siècle que les choses allaient changer, avec le percement de la Tranchée et la construction de la nouvelle route d'Espagne. 

En 1936, l'annuaire guide de Saint-Symphorien vantait en ces termes les charmes de sa commune : « Par ses frondaisons de verdure sur le versant de la Loire, Saint-Symphorien forme, avec ses voisines, Saint-Cyr et Sainte-Radegonde, une parure naturelle de la ville de Tours ; c'est une partie des coteaux de la Loire et non la moins belle. » « Vous serez séduit d'abord par l'amabilité́ de ses habitants, cette amabilité́ propre aux gens heureux de vivre, et il fait bon vivre à Saint-Symphorien. Ensuite par la proximité́ de Tours qui permet de goûter tous les avantages de la ville sans en avoir les inconvénients et, réciproquement, de jouir de la campagne sans en redouter la monotonie. » Le coteau nord était à l'époque devenu un lieu très prisé de la bourgeoisie tourangelle, qui y faisait édifier de superbes bâtisses entourées de grands parcs.

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Saint Symphorien ; des fermes et des vergers

Source Nouvelle République du 31 mai 2014

M. Tourtault vit à Saint-Symphorien depuis sa naissance, il a toujours habité rue Saint-Barthélemy. La commune se découpait alors en deux parties, se souvient-il : en bas, le long du quai Paul-Bert et la rue Losserand, (qui d'ailleurs faisaient, officiellement, partie du territoire communal de Tours), plutôt un quartier ouvrier avec la manufacture de soierie, des commerces et les entreprises de marbrerie. 

« Sur les hauteurs, il y avait des fermes avec des terrains cultivables, des vergers, un peu de vigne, des pépinières. Le cimetière de Tours avait déjà̀ déménagé en 1856 pour venir au niveau de la rue Saint- Barthélemy, il était réservé́ exclusivement aux habitants de Tours ; Saint-Symphorien avait son propre cimetière (rue de Trianon). Il y avait déjà̀ les deux cliniques, Saint-Grégoire et Velpeau, l'aéroport sur trois communes. » Pour Tours, le rattachement de Saint-Symphorien et Sainte-Radegonde était la seule possibilité́ d'extension de la ville : « De grands travaux ont été entrepris, se souvient M. Tourtault, avec la construction des pavillons du maire donnant l'accession à la propriété́ individuelle, mais les propriétaires devaient finir les intérieurs ; il y a eu ensuite la réhabilitation des maisons anciennes de la rue Losserand, la construction de l'IUT, le développement des accès routiers... » M. Tourtault rejoint M. Debien (lire ci-dessous) : « La construction du centre commercial La Petite Arche a eu une incidence sur les petits commerces de proximité́. »

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